La relation avec les défunts

Notre calendrier désigne le 1er novembre comme la Toussaint (fête de tous les saints) et le 2 novembre comme le jour des morts. De quels « saints » s’agit-il  ? et qui sont ces âmes défuntes (le Jour des morts)  ? Les défunts qui séjournent déjà dans le royaume des cieux c’est-à-dire la sphère du Soleil et au-delà sont «saints». Ils ont accédés à leur essence, à leur noyau spirituel. Ils peuvent vraiment nous aider. En revanche les défunts qui n’ont quitté la Terre que très récemment et qui ne peuvent pas encore entrer dans la lumière s’éprouvent comme de pauvres âmes. Elles ont besoin de notre aide. Nous le pouvons en leur envoyant des prières, petites lumières qui leur montreront le chemin dans le monde spirituel. De fait, le 1er et le 2 novembre sont deux jours où nous célébrons nos chers disparus. Dans nos pays occidentaux, c’est l’occasion d’aller dans les cimetières et de fleurir les tombes. Nous n’avons pas encore l’habitude de rester en relation avec nos chers disparus par la démarche spirituelle et la méditation.  Pourtant, notre psychisme n’est plus le même que par le passé, nous avons maintenant les ressources intérieures pour établir un lien réel avec les morts, même si nous ne le savons pas. Nous devons faire l’effort de rendre consciente la relation que nous avons avec les morts ; et avoir la volonté de rétablir le lien.  Ce sera un véritable bienfait non seulement pour notre vie sociale sur Terre mais aussi pour notre vie après la mort.

QUESTION : on rêve parfois des morts. Les rencontrons-nous durant notre sommeil ?

Oui, quand nous dormons nous sommes avec les morts ; les défunts vivent dans l’élément qui est pour nous le monde du sommeil. Le sommeil est un moment privilégié pour les rencontrer et les aider, à condition de nous y préparer au cours de la journée. Ce que nous pensons, ressentons et voulons dans la journée se prolongent toujours dans le sommeil de nos nuits. Si dans la journée nous cultivons le souvenir d’un mort en y mettant beaucoup d’amour, ce sont des forces dont l’action se prolonge en nous dans le monde du sommeil. Et pour les morts, cela fait une grande différence selon que nous pénétrons dans le sommeil après une journée où nous les avons oubliés, ou bien que toujours et encore, nous avons évoqué leur image en les aimant. Car ce que nous introduisons dans le monde de l’esprit chaque fois que nous nous endormons devient pour eux un sentiment qu’ils éprouvent. Leur âme perçoit par une vision les images que nous emportons chaque nuit dans le monde spirituel en nous endormant. Nous pouvons ainsi faire en sorte que la faculté de perception des morts, s’unisse, pendant que nous dormons, avec les images que nous gardons fidèlement pour eux. La volonté du mort peut alors s’unir à notre volonté au moyen des pensées que nous prenons soin de cultiver et de nourrir fidèlement dans notre souvenir.

QUESTION : Y-a-t-il des moments plus favorables que d’autres pour être en contact avec les défunts ?

Il est deux états très favorables pour les relations avec le monde spirituel, c’est le moment où l’on s’éveille et celui où l’on s’endort. Il n’y a pas une fois où, dans la vie humaine, on s’endorme et se réveille sans que l’on soit en rapport avec eux. Nous sommes devant un mort quand nous nous endormons – cela se produit constamment – mais d’habitude seul notre inconscient le sait, et nous sommes devant un mort quand on se réveille. Certes, ces deux moments ne durent qu’un instant, car aussitôt l’on passe à un autre état. Mais quand on développe une certaine sensibilité pour ces deux passages, c’est là qu’on peut puiser le plus d’informations sur le monde spirituel.

Que se passe-t-il lorsqu’on s’éveille ?  Autrefois dans les campagnes on disait qu’il ne fallait pas regarder trop vite la lumière de la fenêtre en se réveillant mais rester un moment dans l’obscurité. On connaissait l’existence des relations avec le monde spirituel. On restait concentrés pour garder quelque chose de ce qui, à l’instant du réveil, passe à travers l’âme. Aujourd’hui, dans nos vies de citadins ces connaissances sont oubliées et nous prêtons rarement attention à la façon nous nous nous réveillons, pas plus que nous ne prêtons attention à la première pensée qui nous vient au moment du réveil. Cette première pensée est souvent liée à un défunt. Le moment du réveil est celui où le mort s’approche le mieux de nous. Beaucoup de choses viennent des morts, vers chaque être humain, au moment où il se réveille. Beaucoup de ce que nous entreprenons dans la vie est en réalité inspiré par les morts ou par des entités des hiérarchies supérieures, seulement nous ne l’attribuons qu’à nous-même. La vie quotidienne nous prend, le moment du réveil passe, et nous sommes rarement enclins à observer les choses intimes qui montent de notre âme. Car dans ce qui monte de notre âme, il y a à la fois nos propres impulsions et ce que les morts ont à nous dire. Mais nous ne savons pas discerner et faire la part des choses à l’intérieur de nous-mêmes. Si nous connaissions la vie dans sa réalité, nous éprouverions un fort sentiment de piété envers le monde spirituel dans lequel vivent les hiérarchies (l’ange en particulier) et dans lequel les morts vivent aussi. Et dans tout ce que nous faisons, nous saurions que les morts agissent en nous. Nous devons savoir que le monde spirituel nous environne comme l’air que nous respirons et que les morts sont présents autour de nous et en nous même si nous ne sommes pas capables de les percevoir.

Le moment où l’on s’endort est lui aussi très favorable pour s’adresser à un mort. Si nous voulons lui demander quelque chose, et si nous pouvons garder la question dans notre âme jusqu’au moment où nous nous endormons, ce moment sera le plus favorable, en ce qui concerne ce que nous adressons au mort, quand nous lui disons au moment de nous endormir. En revanche pour ce que le mort a à nous communiquer, c’est le moment du réveil qui est le plus favorable. Et là encore, il n’est personne qui, à son réveil, ne pourrait rapporter de nombreux messages des morts, si toutefois il pouvait le savoir. En réalité nous parlons constamment avec les morts dans notre inconscient. Quand nous nous endormons, nous leur posons des questions Nous leur disons ce que nous avons à leur dire dans les profondeurs de notre âme. Au réveil des morts parlent avec nous. Ils nous donnent leurs réponses.

QUESTION : dans notre vie quotidienne qu’est-ce qui favorise la conscience de notre relation aux morts ?

En dehors du sommeil et des rêves, on a tendance à croire qu’on ne peut pas communiquer avec les morts, à moins de faire appel à un médium ou de pratiquer le spiritisme. Certains croient aussi qu’il ne faut pas déranger les morts car on les empêche de monter dans la lumière. Tout ceci n’est pas vraiment exact et résulte d’une méconnaissance de la réalité spirituelle.  Depuis le début de notre cinquième civilisation nous avons une vie intérieure beaucoup plus intense que par exemple à l’époque grecque, où le monde extérieur transmettait beaucoup plus de spiritualité. Le commerce des hommes avec les dieux durant la période gréco-latine était beaucoup plus extérieur qu’aujourd’hui. Les grecs voyaient les dieux à l’extérieur d’eux-mêmes, ils en avaient une vision objective.  A notre époque nous sommes toujours en relation avec les entités spirituelles mais nous n’en savons plus rien. Notre tête l’ignore. Nos échanges avec le monde spirituel se sont intériorisés, ils n’ont plus rien d’objectifs. Lorsque nous entrons en relation avec des esprits ou des défunts, le contact est très subtil. Il est délicat. On a avec les entités spirituelles à peu près les mêmes relations que notre propre pensée avec notre propre volonté, une relation très intérieure. Ce caractère intime est conforme à notre époque mais cette intimité nous questionne. Nous n’avons pas toujours confiance… nous ignorons ou refusons de croire que les impulsions qui nous traversent peuvent venir de la volonté d’un défunt…  Pour croire à la réalité de la relation spirituelle, nous avons besoin de garanties, d’un signe extérieur tangible ou de faire appel à un médium. Pour beaucoup d’entre nous, la seule intériorité, toute subjective, n’est pas fiable. Nous n’avons pas tout à fait tort. La vie intérieure doit être construite pour qu’on puisse vraiment s’appuyer dessus. Quand elle est laissée à l’état naturel, sans travail d’édification, l’intériorité est la proie de beaucoup d’illusions. D’où la nécessité d’un travail de connaissance spirituelle, d’exercices, de la prière et de la méditation pour entrer correctement en relation avec les défunts.

QUESTION : concrètement comment doit-on s’y prendre pour entrer en relation avec un défunt ?

L’attitude méditative ou de prière sont la base.  Il faut créer un espace vide en soi dans lequel le défunt puisse se révéler et être perçu. On doit se concentrer sur le défunt, l’appeler en quelque sorte. Car même si de tout son être le mort nous demande de tourner notre attention vers lui et de le laisser entrer dans notre âme, il ne peut pas nous contraindre. Il doit donc attendre dans la solitude et la privation les offrandes que nous, survivant, pouvons lui procurer, c’est-à-dire la chaleur de notre âme, la clarté de notre esprit, les pensées, les sentiments nobles et spirituels qui viennent de la connaissance, de l’art, des impulsions morales et religieuses qui peuvent nourrir le défunt et le remplir de clarté. On doit se plonger avec une dévotion entière dans la personnalité la plus intime du défunt. Se souvenir par exemple de sa manière de marcher, de parler, de faire des gestes. On revit avec lui les expériences et les instants d’un destin vécus en commun. On remplit cette évocation de l’amour le plus affectueux. De tels sentiments rendent notre âme rayonnante et magnétique. Nous attirons en quelque sorte celui ou celle que nous cherchons dans les étoiles. Nos pensées, quant à elles, s’envolent et affluent vers le défunt. Il perçoit cela comme une fenêtre par laquelle il regarde dans le monde car il ne perçoit pas seulement ce que nous lui adressons, tout un monde s’ouvre ainsi à lui. C’est comme une fenêtre par laquelle son regard pénètre dans le monde. On doit ensuite laisser le défunt apporter ses propres images-idées, pensées, sentiments et impulsions volontaires, de sorte qu’il commence à nous pénétrer, à se révéler et à s’exprimer lui-même avec les forces de notre âme. Il peut arriver que cette rencontre s’intensifie au point de devenir une sorte de conversation avec l’impression que ce n’est pas vraiment de notre propre âme que proviennent les pensées ou les images-souvenir car leur contenu nous est inhabituel, voire étranger. Comme si une autre âme parlait, pensait, sentait et voulait en nous avec les forces que nous lui offrons en qualité d’organes pour sa manifestation. On doit apprendre à se demander pourquoi, à vrai dire on fait telle ou telle chose précise et pourquoi justement telle idée nous vient. Si on devient un peu plus conscient à cet égard on peut ressentir que tel défunt précis y a peut être collaboré. Finalement, nous pouvons avoir un lien bien plus fort avec l’être intérieur de la personne défunte que nous ne l’avions sur Terre.

QUESTION : est-ce que les défunts peuvent nous révéler des choses importantes sur nous-mêmes ?

Les défunts dirigent leurs regards vers nous.  Ils restent liés aux actions de ceux avec qui ils ont été en relation. Ils  vivent ce qui se passe sur Terre à travers les vivants.  Lorsqu’on essaie d’approcher les défunts, on peut très bien percevoir comment, aussitôt après leur mort, ils peuvent participer intensément aux événements terrestres avec ceux qu’ils ont connus sur Terre. On remarque comment des hommes ayant partagé avec d’autres certains intérêts, soit en parlant, soit par des expériences vécues en commun, restent liés à tous ces événements, qui continuent à leur inspirer de l’intérêt. Le corps physique ne formant plus obstacle, ils portent sur ces expériences un jugement beaucoup plus lumineux que les vivants. Si l’on acquiert un lien conscient avec les défunts, on peut, grâce à leur vue des choses, acquérir des clartés extraordinaires même sur les affaires terrestres. De ce point de vue, on ne mesure absolument pas l’intervention bénéfique des défunts dans nos vies. Tant de choses pourraient nous arriver à chaque instant dans notre vie, accidents, maladies ou autres et qui n’arrivent pas. Les défunts sont toujours présents dans toutes ces possibilités qui finalement ne se concrétisent pas. Sur Terre, nous ne vivons que dans ce qui se réalise, jamais dans les possibles. Tout est toujours possible à tout moment. Les morts sont là, dans ces possibles qu’ils nous évitent souvent. Ils nous protègent. Pouvoir communiquer avec les défunts vient aussi de cette vigilance à développer  : observer la vie du point de vue du miracle qui se produit dans notre vie et chaque soir trouver son miracle de la journée, remercier aussi les défunts pour ce miracle.

Devant tant de bienveillante protection, nous devons nous aussi aider de notre mieux nos chers défunts en particulier dans les premiers temps qui suivent le décès. Car il ne faut pas croire que le mort, après avoir déposé son organe corporel, participe aussitôt aux secrets les plus profonds de l’univers. Il vit encore longtemps dans un état intermédiaire confus et trouble. Cet état dure d’autant plus que, pendant son existence terrestre, il a négligé son développement moral et spirituel. Sur ce point,  le survivant doit comprendre qu’il ne cultive pas que pour lui-même la vertu et la chaleur de sa propre âme, la force des idées et la clarté de son propre esprit, qu’il ne jouit pas de l’existence terrestre pour soi exclusivement mais pour la mettre à la disposition de l’ensemble des défunts.

QUESTION : qu’en est-il des enfants ?

L’état « d’enfant » n’existe que sur Terre. Dans le monde spirituel, il n’y a que des âmes qui sont restées peu ou longtemps sur Terre. Il existe une grande différence entre les morts, suivant comment ils ont franchi la porte de la mort et aussi à quel moment de leur vie ils la franchissent. Certains franchissent relativement tôt le seuil de la mort, d’autres à un âge avancé. Les enfants morts prématurément restent toujours directement présents en esprit et ceci intensément. Ils demeurent plus ou moins dans la sphère des hommes terrestres. Pour les personnes âgées, c’est l’inverse. Celles-ci en effet se sentent fortement attirées vers le monde spirituel, mais elles ont aussi par là le pouvoir d’agir sur le monde physique de façon telle qu’elles peuvent s’approcher facilement des vivants. Elles s’éloignent du monde physique bien plus que les enfants, mais elles sont pourvues de facultés de perception supérieures à celles des gens qui meurent plus jeunes. Lorsque des êtres nous sont enlevés par la mort nous éprouvons de la tristesse et cela nous fait souffrir. La souffrance est justifiée, il faut devenir intérieurement assez fort pour la supporter. En général on ne fait aucune distinction entre une douleur causée par le départ d’un être mort jeune et celle causée par une personne âgée. Pourtant, là aussi, la différence est grande. Vis-à-vis des enfants qui sont morts, le survivant éprouve à la fois sa propre souffrance et celle de l’être jeune. Les enfants aimeraient être encore là et du fait qu’ils étaient très liés à leurs proches, ils transportent leur souffrance sur l’âme des parents, qui bien évidemment la ressentent. C’est une bonne chose d’ailleurs car ainsi la souffrance est plus légère pour les enfants. En revanche, la douleur ressentie lors du départ des personnes âgées est une douleur de nature beaucoup plus égoïste. C’est sur soi-même que l’on pleure… car l’être âgé ne vit absolument pas le drame des enfants. Il est naturellement plus détaché du monde du fait de son âge et peut rester à sa guise en lien avec les vivants, sans dépendance particulière…

 

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